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Projets Automobile

Et oui nous ne sommes pas les seuls à parler Français sur cette planète !

Par admin lemans-sud, publié le vendredi 28 janvier 2011 10:25 - Mis à jour le mardi 15 octobre 2013 18:15

LA DECOUVERTE

 


Vendredi 21 Mai 2010 :

Après 7h de vol et 6h de décalage horaire, nous arrivons à l’aéroport « international » de Québec où nous sommes accueillis par Vincent Auger, un professeur du CIMIC (Centre Intégré de Mécanique Industrielle de la Chaudière). Un accueil chaleureux qui semble être tout à fait naturel pour nos partenaires Québecois ! C'est bien ce que nous avons pu découvrir, une population moins stressée qu'en Europe, une convivialité et un savoir vivre différents ! Il nous a ainsi fait faire le tour de Québec, et nous a fait découvrir la spécialité locale en terme de «  gastronomie » qu'est la poutine ! Nous n'en dirons pas plus sur ce plat, il faut le découvrir soi-même.

Le lendemain de notre arrivée, la directrice du CIMIC Madame Doyon nous fait visiter son établissement scolaire et nous explique les programmes enseignés en filières automobiles.

Nous retenons entre autre que les étudiants peuvent choisir de venir étudier le matin ou l’après-midi et ainsi moduler leur emploi du temps à leur convenance. S'ils se trouvent trop éloignés de l’établissement ce n’est pas un problème ; des cours par visioconférence sont aménagés. Le CIMIC est un établissement avancé technologiquement tant par sa conception que par les moyens qui sont mis à la disposition des élèves. La formation a en effet du s'adapter aux contraintes géographiques, démographiques et climatiques du pays.

Le mardi matin, premier jour de stage, Vincent Auger le professeur qui nous a en charge nous conduit à nos entreprises respectives : Nicolas chez Mazda, Brice chez Ford et François chez Toyota.

 

IMPRESSIONS DE STAGE

BRICE, chez Ford

Lors de mon arrivée, tout le monde était au courant qu’un français venait. L’accueil fut inoubliable. Mon accent les amusait beaucoup, ce fût d’ailleurs l’attraction de la «cantine» (la pause) où l’on partageait nos expressions.

Côté automobile leurs «chars» (voitures) ont bien 4 roues mais ne font pas vraiment la même taille qu'en France. Chez Ford Québec, le plus petit moteur est un 2L , sinon on trouve le V8 standard de 350 chevaux essence. Il existe bien une version diesel, pas très écologie, de 6.4L mais peu vendue ...

J’ai eu l’opportunité de faire des essais de différents pick-up, de Mustang (dont une version équipée de protoxyde d’azote: NOS), de Dodge RAM. Inutile de préciser que lors de mon passage à la réception, je ne me faisais pas prier pour rentrer ou sortir les véhicules….

D’un point de vue technique tous les outils de diagnostic ainsi que la documentation automobile sont en américain, ce qui m'a causé quelques fois des petits soucis de compréhension, mais m'a permis d'enrichir mon vocabulaire.

Grâce à une équipe et un encadrement formidables, ce stage a été très enrichissant aussi bien professionnellement qu'humainement.

 

Nicolas, chez Mazda

L’accueil chez Mazda fut chaleureux au possible. Mon maître de stage et responsable de l'entreprise François Morin m’a directement mis à l’aise par sa jovialité et son sens de l’humour. Le passage dans tous les services de la concession m'a permis de découvrir une équipe soudée.

Ce stage m’a aussi permis de découvrir une autre façon de travailler, plus décontractée que chez nous (chez Mazda une pause tous les 2 heures rythmée par une sonnerie, comme au Lycée !). La principale difficulté rencontrée, bien que le pays soit francophone, a quand même été l’adaptation au langage technique, composé en grande partie de mots américains. Petits plaisirs : on m'a permis de conduire le char de l'entreprise, un Dodge RAM V8 5,7 Litres.

En ce qui concerne le domaine extra professionnel, Fréderic Nadeau avec qui j’ai noué des liens amicaux nous a permis à tous les 3 d'avoir des activités hors stage au contact direct des québécois.

Un stage donc très positif tant sur le plan humain que professionnel.

 

François, chez Toyota

Pour moi le stage s’est aussi très bien passé au contact de personnes très accueillantes et sympathiques. Je me suis senti bien dès le premier jour. Comme j’ai fait ma deuxième partie de stage chez le même constructeur en France, j’ai pu comparer les structures, la qualité des produits et le mode de fonctionnement des services après vente. Les véhicules sont très différents finalement des modèles français; j'ai pu travailler sur des modèles que l’on ne verra jamais en France et découvrir certains systèmes tel le démarrage à distance (qui permet de mettre le véhicule en température par grand froid) ou encore la prise de calandre qui permet de garder le moteur au chaud l’hiver en le branchant sur une prise secteur. Au final, ce stage m'a permis de travailler les langues en plus de la technique car si au magasin comme à l'atelier, la langue utilisée est l'américain, dès que l'on ne parle plus technique, c'est bien cette langue québecoise proche du vieux français et de l'argot qui est en usage.

 

 

 

 

En dehors du stage, la découverte d'un pays !

Nos horaires souples ainsi que les week-ends nous ont permis de sortir, faire des rencontres et connaître le pays. Eh oui, c'est aussi l'intérêt de faire un stage à l'étranger ! Pour faire court, le Québec est un pays d'une superficie d'environs 6 fois la France, avec 6 fois moins d'habitants. Paradoxalement la population est rassemblée dans les villes, souvent près des rivières laissant place à d'immenses étendues de forêts et de lacs.

La vie au Québec

Les rivières fournissent tous les besoins en électricité du pays grâce aux barrages hydroélectriques. L'électricité y est donc peu chère, ce qui laisse place à des abus tels que des lumières jamais éteintes dans certains établissements commerciaux ou scolaires ! Et c'est assez courant.. Pour l'eau, elle est tout simplement gratuite, car très abondante. Le carburant lui est presque 2 fois moins cher qu'en France ; en tant que passionné de l'auto, ça laisse rêveur ! Mais tout n'est pas aussi rose dans cette société, la couverture sociale par-exemple est payante, on pourrait dire simplement qu'elle est basée sur le même principe qu'une complémentaire en France, de ce fait les gens pauvres ou à faibles revenus ne peuvent pas en bénéficier ; mieux vaut ne pas tomber malade. En dehors de cela, n'oublions pas de parler du climat, en moyenne -15°c l'hiver et +25 l'été. Un climat sans doute à l'origine de l'entraide qui règne dans ce pays, car seul et isolé en hiver la vie y serait très difficile. Néanmoins, les Québecois vivent dehors. Même en hiver la vie est à l'extérieur, entre chasse, pêche, randonnées en skydoo (motoneige) ou encore ramassage de l'eau d'érable, nécessaire à la fabrication du fameux sirop. Ce ramassage autrefois effectué en traineau est maintenant dans 99% des cas mécanisé grâce à des tuyaux reliant tous les troncs d'arbres les uns aux autres. D'ailleurs pour l'anecdote, nous avons eu l'occasion de faire du paint-ball dans une érablière contre les Québecois, grâce à Fred Nadeau.

Voilà donc certains des aspects que nous avons pu découvrir au Québec durant nos 3 semaines de stage. Le bilan en est très positif, c'est un pays qui mérite d'être découvert. Alors pour les courageux, bon voyage. Vous serez bien accueillis !